08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les petits ruisseaux

 

Les petits ruisseaux, de Pascal Rabaté

Pascal Rabaté est né le 13 Août 1961 à Tours et grandit à Langeais . Après avoir étudié la gravure à l’Ecole des Beaux-Arts d’Angers au début des années 1980, il se lance dans la bande dessinée en 1989 . À la fois scénariste et dessinateur, il propose au fil de ses oeuvres des univers très variés . Influencé à ses débuts par Buzzelli, Battaglia , Bofa, Pellos et Alexis, son travail évolue dans la veine impressionniste . Son adaptation en bande dessinée du roman d’Alexis Tolstoï Ibicus lui valut un succès critique et public notable qui lui permet d’être considéré comme un grand auteur contemporain . Il se lance dans le cinéma en 2010 avec Les petits ruisseaux, adaptation de sa bande dessinée du même nom .

Futuropolis est une maison d’édition de bande dessinées fondée en 1972 par Etienne Robial et Florence Cestac, qui privilégie depuis l’origine la création d’auteur . L’Association s’en réclame à sa fondation en 1990 . Cédée en 1987-1988 aux Editions Gallimards, l’ancienne maison d’édition, devenue un peu orpheline après le départ de Robial en 1994, est activement relancée en 2004 d’abord en partenariat avec Soleil Productions, puis uniquement par Gallimard

Les petits ruisseaux raconte l’histoire d’Émile, un retraité vivant la fin de sa vie dans une petite bourgade ensoleillée . Après les parties de pêches quasi- quotidiennes avec son ami Edmond, il retrouve des copains eu bar, où chacun y va de sa petite histoire . Émile, qui est veuf, vit dans le souvenir toujours amoureux de son épouse décédée . Aussi est-il assez surpris le jour où Edmond, divorcé depuis 10 ans, lui apprend qu’en dehors des parties de pêche, il rencontre des femmes grâce à une agence de rencontre avec qui il partage parfois plus qu’un simple diner et peint des nu dans la cabane au fond du jardin . Quelques jours plus tard, Edmond meurt des suites d’un malaise cardiaque et au cours de l’enterrement Émile fait la connaissance de Lucie, dernière amie en date d’Edmond . Cette rencontre de le laisse pas indiffèrent , mais Émile, encore gêné par le souvenir de son ami, ne trouve pas la force d’avouer à Lucie les sentiments qu’elle fait naître en lui. Alors, sentant qu’il a « de la vie «  à rattraper , il part sur les routes au volent de sa voiturette orange au souvenir de la maison de son enfance ou il va rencontrer une bande de marginaux avec qui il va partager des moments privilégiés . Sur le chemin du retour, Émile est malheureusement victime d’un accident . Lyse, la responsable de ce malencontreux coup du sort lui rend visite à l’hôpital . Dés lors ,c’est le coup de foudre . L’histoire se termine sur une image idyllique des retrouvailles du couple.

Le point de vue est externe, comme souvent dans la bande dessinée . Le narrateur n’est pas un personnage même de l’histoire . Le récit avance au même rythme que notre lecture . Les cases varient de tailles, passant très rapidement d’une case très longue à un assemblage de petites casses . Par moment le dessin semble déborder desdites casses, en accord avec le style de dessin rapide, presque peu soigné .

Le trait est fin , les couleurs claire, le dessin crayonné, voilà les caractéristiques principales du dessin . C’est simple, c’est gentil, c’est joli. Clairement , on ne lira pas pour le dessin. Il y a tout de même des finesses sur les contrastes, sur les ombres, sur les crayonnés qui ajoutent un peux de réalisme à ce dessin faussement enfantin. Le fond de l’ouvrage tient sur le thème de l’histoire d’amour . Peut-on être amoureux, peut-on avoir des relations sexuelles quand on a quatre fois vingt ans ? Loin de tout voyeurisme et de toutes obscénité, Rabaté traite le sujet avec finesse, humour et tendresse . A partir d’un événement tragique, il nous narre la seconde vie de l’un de ses héros au travers de rencontres, d’imprévus, de désir, de déceptions et de coup de blues . On sourit souvent, on s’attache à ces personnage et on referme le livre en se disant que l’amour n’a pas d’âge si tant est qu’on veuille prendre son destin en main quand bien même les petits hasard de la vie donnent des petits coups de pouce .

Même si je ne me suis reconnue en rien, le récit m’a beaucoup intéressée, et je dois même dire que j’ai été touchée par cette jolie histoire . Les personnages parlent de manière juste, dans pudeur, sans vulgarité non plus . Tout les deux entretiennent une belle relation construite sur des bases solides . C’est une bande dessinée à la fois drôle, touchante et poétique . J’ai beaucoup apprécié ce moment pendant lequel Émile rencontre ces post- soixante-huitards. Au final, aux eux, le protagoniste se redécouvre, se reconstruit . Il change, prend conscience qu’il doit vivre sa vie et vite. J’ai beaucoup aimé cette manière de parler de thèmes qui sont plus ou moins tabous, difficile à aborder comme la sexualité, le désir et la solitude des personnes âgées . Au final, ce récit donne une jolie leçon de vie, et m’a fait comprendre que l’amour n’a pas d’âge… Chacun à le droit à sa part de bonheur chacun a le droit de refaire sa vie à la suite d’un décès et surtout chacun a le droit à l’amour. Je la recommanderais sans aucun doute à mon entourage . Une histoire simple, tendre et qui mérite d’être lu .

Les petits ruisseaux dans 8. Projets CAA petits_ruiss-couv_mini3-222x300

Nolwenn Klein

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