11 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

Ne Croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais – Mardi 28 Janvier – 20h30 – 1h15 + Rencontre avec le réalisateur. Fin 23h. Séance pour les 2nde CAV.

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Cinéma : « Ne croyez surtout pas que je hurle », un long ruban de cauchemars et de rêves

Frank Beauvais signe son premier long-métrage, de l’ordre du journal intime, uniquement fait d’emprunts à des films préexistants.

Par Mathieu Macheret Publié le 25 septembre 2019 dans le journal Le Monde

Il existe dans les limbes du cinéma français une veine discrète mais persistante de films « parlés », faits par une espèce à part de cinéastes écrivains, qui contrebalancent la toute-puissance des images par l’apanage autrement évocateur des mots. La Jetée (1962), de Chris Marker, In girum imus nocte et consumimur igni (1978), de Guy Debord, India Song (1975), de Marguerite Duras, ou encore Méditerranée (1963), de Jean-Daniel Pollet, dont le commentaire est signé Philippe Sollers, ont écrit, chacun à sa façon, cette histoire lettrée du cinéma qui, en s’offrant en contrepoint à sa vocation spectaculaire, en dissociant l’image de la voix, a donné à entendre parmi les plus beaux textes de la seconde moitié du XXe siècle. Histoire souterraine et parcimonieuse, qu’on croyait enfouie avec l’aventure du cinéma moderne, mais à laquelle Frank Beauvais, programmateur né en 1970 et auteur d’une petite dizaine de films courts, apporte un chapitre inattendu avec son premier long-métrage, Ne croyez surtout pas que je hurle.

Le plus beau est la façon dont ces images s’anonymisent en prolongeant les affects singuliers de l’auteur, qui les fait siennes et nôtres en même temps

De l’ordre du journal intime, le film tient la chronique sur quelques mois, entre janvier et octobre 2016, d’un passage à vide de l’auteur. Sept ans après s’être installé avec son compagnon dans un village perdu au cœur de son Alsace natale, afin de se mettre au vert et fuir le train de vie prohibitif de la capitale, le cinéaste sort d’une douloureuse rupture d’avec celui-ci. Il se retrouve soudainement aux prises avec ce que la vie commune avait momentanément suspendu : l’isolement, le désœuvrement, l’inadaptation à la grégarité du mode de vie villageois, le rejet des traditions qui cimentent encore viscéralement les régions soumises au concordat, la désertification sociale et culturelle, le silence d’une nature environnante qui prend souvent un visage brumeux et désenchanté…

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