Clip Cav Le Blog de l'option CAV

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31 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le logo de l’option animé…

31 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

37e Festival de cinéma de Douarnenez: 22 au 30 août 2014

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Du 22 au 30 août 2014

http://www.festival-douarnenez.com/

15 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Etonnants voyageurs 2014

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Les élèves des enseignements d’exploration Littérature & Société et Création & activités Artistiques reçoivent l’un des six prix décernés aux carnets de bord dans le cadre d’un travail sur l’œuvre de l’auteur Brésilienne Patricia Melo.

http://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/j-m-le-bris-fin-d-annee-sous-les-projecteurs-14-06-2014-10212022.php

Quelques extraits audiovisuels de leur travail.

Le carnet de voyage Enfer peut-être consulté sur place au CDI d’ici la fin de l’année scolaire.

13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Séance des films Bac 2014

Affiche Soirée BAC 2014 cfw

04 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Festival Travelling Rio 2014

Le compte rendu du festival par Louise Fontaine en Terminale L Spécialité CAV

 

Compte rendu du festival Travelling de Rennes 2014

 

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Introduction  :

 

            Le festival Travelling, représentant chaque année depuis 1990 une ville différente, avait cette fois-ci choisi le thème de Rio. Étant en dernière année de lycée, ce festival avait un goût de «  dernière fois  », mais aussi, et surtout, il attisait ma curiosité. D’autant plus qu’il me donnait l’occasion de revisiter Rennes, ville dans laquelle je ne m’étais rendue qu’une seule fois (plutôt pratique, puisque mon premier vœu concernant mes études supérieures se trouve placé à Rennes). Le mois de février 2014 était donc très attendu, et ce,  depuis la seconde. Plus qu’un bracelet orange fluo dont l’écriture n’est qu’éphémère, ce festival nous a laissé de nouveaux films en tête et de nouvelles pistes pour le bac…

 

 

 

 

Analyse critique de L’étrange créature du lac noir, de Jack Arnold  .

           

 

 

            Sorti en 1954 et destiné à un visionnage tridimensionnel, ce film fantastique met en scène une équipe de paléontologues naviguant en plein cœur de l’Amazonie, dans le but de retrouver la totalité d’un squelette ayant appartenu à une espèce mi-homme, mi-poisson. Seulement, les membres de l’expédition vont très vite se rendre compte que cet ancêtre est toujours en vie, s’agitant dans les eaux du lagon, et dévorant les hommes désireux de s’aventurer un peu trop en avant sur son territoire…

            Si l’intention du réalisateur est avant tout de créer un climat de tension, de suspense, et de peur, le résultat n’est pas toujours là. On pourrait aisément penser que cela tient de l’âge avancé du film, qui a sans conteste subi les changements de tendances cinématographiques au cours des précédentes décennies. En effet, les progrès actuels que connaissent les effets spéciaux ont placé le spectateur d’aujourd’hui dans une optique de placer le faux au cœur du réel, de manière totalement discrète – dans le cinéma, du moins. C’est donc en partie pour cela qu’il semble difficile de croire en la véritable terreur que provoque le monstre, dont l’aptitude à se déplacer sous l’eau avec grâce et fluidité (ce qu’on est en droit d’attendre d’une créature marine) tient du néant. Cet échec au niveau de la vraisemblance, de la véracité, empêche en quelque sorte le spectateur moderne de se laisser porter par ce trucage. Il n’y voit que trop clairement le travail des costumiers mal abouti, et la gêne que ressent l’acteur à se mouvoir dans cet apparat grossier.

            De plus, de nombreuses scènes amènent le spectateur à se demander si le film n’est pas tombé dans le domaine de la parodie, si son but est toujours de dépeindre une histoire sérieuse. Effectivement, les cris et les gestes de l’actrice Julie Adams sont poussés à l’extrême, ils manquent de spontanéité (nous pouvons voir cet effet parodique sur l’affiche en elle-même). Leur chorégraphie et leur enchaînement semblent bien trop appris en amont, ce qui retire davantage de crédibilité. En outre, la romance entre les deux personnages principaux n’apporte aucun bénéfice au film, si ce n’est un caractère mielleux qui servira plus loin, lorsque la créature enlèvera Julia Adams et l’emmènera dans sa grotte, avant que son beau prince ne vienne la sauver du rocher sur lequel elle est allongée, très sereine (nous nous trouvons vraiment éloignés du milieu plausible et convaincant…).

            Pour en revenir au monstre, qui est tout de même le personnage clef, il semble évident que les gros plans sur son visage flasque et sans expression ne contribuent en rien au climat angoissant idéalement voulu par le réalisateur. Ils n’ont pour effet que de provoquer le rire du spectateur, qui revient d’ailleurs à de multiples reprises, et pas seulement lors de plans sur son visage. En effet, les tous premiers plans sur sa nageoire qui cherche à s’agripper à un personnage sont déclencheurs d’un sourire qui en dit long sur la crédibilité de la créature…

            Cependant, le film possède quelques bons éléments. Car, bien que les effets spéciaux et les exagérations peu contrôlées gênent en premier lieu le spectateur, il faut rappeler que les déambulations sous l’eau sont réellement réussies. Le fait de suivre les plongeurs au travers de la faune et la flore sous-marine est plaisant, et la tri-dimension montre ici toute son utilité (utilité que l’on peut avoir du mal à saisir dans d’autres scènes). Les décors tropicaux terrestres bercent également le spectateur dans une atmosphère agréable, dans le sens où cet élément contrebalance le manque de crédibilité du monstre. Le film doit donc être vu sous l’angle d’un marché plus ou moins équitable entre le vrai qui fonctionne, et le faux qui le fait quelque peu battre de l’aile.

            Toutefois, si l’on replace le film dans son époque, les méthodes conçues pour les effets spéciaux paraissent plutôt réussies. Pour être tout à fait séduit, il semblerait qu’il faille accepter les imperfections qui surgissent avec les années et se laisser apprivoiser par l’esprit angoissant (et plutôt drôle, voire ridicule, comme vu plus haut) de ce film américain.

 

 

 

 

Analyse critique de Singularités d’une jeune fille blonde de Manoel de Oliveira.

 

 

            Réalisé en 2009, ce film portugais est une adaptation de la nouvelle Une singulière jeune fille blonde d’Eça de Queiroz. Il dépeint un univers romantique, dans lequel évolue le personnage principal, Macario. Celui-ci se met à raconter sa vie à une inconnue, dans le train, afin d’expliquer son départ de Lisbonne. Le film procède alors à de nombreux flash-backs pour permettre au spectateur de voir l’histoire qui est racontée à cette dame.

            D’ailleurs, le début de leur discussion est évocateur des techniques de Oliveira. En effet, aux premières paroles de Macario, la femme ne le regarde pas. Elle l’écoute, mais son regard est tourné vers le vide, comme si elle était aveugle. C’est seulement au moment où Macario va réellement entrer au cœur de l’histoire que la femme va le regarder. Elle lui donnera de l’importance, lui témoignera de la reconnaissance par le regard, lorsqu’il semblera apparaître comme une histoire qui prend vie.

            Il est peut-être ardu pour certains de se laisser porter par le cinéma d’Oliveira, notamment lors du tout premier plan du film (rappelons l’importance du premier et du dernier plan, qui resteront dans l’esprit du spectateur), qui nous montre pendant de longues minutes l’intérieur d’un train, dans lequel le contrôleur circule parmi les rangées et exécute son travail. Ce qui pourrait sembler si simple, ici, et dans l’ensemble du film d’Oliveira, ne l’est pas tout à fait. Il faut signaler que le réalisateur donne un soin tout particulier aux détails qui ponctuent la trame du film. Tout semble facile, évident. Mais l’ambiguïté demeure maître de l’histoire. Dans cette même scène du train, au premier abord, le spectateur n’y voit aucun intérêt. Mais la seconde interprétation, et la plus importante, est bel et bien que le cinéaste suggère que la vie est une représentation théâtrale. Tout se joue comme sur la scène, il y a les acteurs et les spectateurs. Il faut donc voir dans ce film, non pas une solution de facilité qui rendrait l’histoire bien trop fade, mais une profondeur digne de la plus grande attention.

            C’est dans ce même esprit que l’ingéniosité du cinéaste fait se questionner tout un chacun quant à l’issue du film. A-t-on quelques indices dissimulés tout au long du film, qui pourraient nous faire comprendre que Luisa est kleptomane  ? Très certainement. Mais pour les voir, un deuxième visionnage est indispensable. C’est là que réside toute la magie d’Oliveira. Prenons par exemple le fait que l’oncle ne veuille pas accepter le mariage de Macario avec cette jeune fille. Nous pouvons nous demander s’il a deviné, dès le début, que Luisa est une voleuse, et qu’il veut donc éviter à son neveu de se retrouver déçu. Toute l’ambiguïté est là, mais aussi dans l’optique que rien ne sera jamais résolu. Ce ne seront toujours que des suppositions, puisque aucune preuve tangible ne sera fournie au spectateur. Remarquons en outre que l’affiche dévoile une facette de la jeune femme. Tournée vers la gauche, elle ne semble pas prête à assumer l’engagement que constituerait le mariage  ; son visage coupé juste au dessus de la bouche insinue une certaine sensualité (rapport aux lèvres charnues, et à ses cheveux bouclés qui épousent la courbe de son cou) mais aussi une part de mensonge. On ne voit pas ses yeux, or c’est bien dans ceux-ci que l’on cherche à connaître la vérité. L’atmosphère mystérieuse est donc liée à la dissimulation, au secret, dans cette affiche.

            Nous avons brièvement évoqué l’univers romantique du cinéaste, plus haut. Mais il serait judicieux d’y revenir. En effet, dans ce film, toutes les caractéristiques du romantisme sont présentes. Macario tombe amoureux dès la première image qu’il a de Luisa, penchée à son balcon dans une posture qui rappelle celle des femmes courtisées  ; il se démène pour la séduire, gagner sa vie et un travail qui saurait le rendre digne de l’épouser  ; enfin, comme tout héros romantique, Macario possède des désillusions et des déceptions, c’est donc en ce sens qu’il quittera tragiquement et fatalement sa future femme à cause d’un simple détail. Détail qui accentue d’autant plus le parfum de romantisme malheureux qui émane du film. Si pour certains, hermétiques dès le début au style lent et travaillé de Oliveira, cette histoire d’amour apparaîtra sans saveur et peu passionnée  ; pour d’autres, le réalisateur réussit parfaitement à traduire les sentiments contrariés et contrastés d’un homme en proie à un amour fort, qui voudrait croire en ce coup de foudre.

            Rappelons également que la scène finale, qui se situe juste après la dispute publique du couple, résume à elle seule toute l’ambiguïté du film. Luisa, bouleversée par ce qui vient de se passer, s’assoit dans un fauteuil, les jambes légèrement écartées. Or, un même ressenti unanime chez les spectateurs, comme celui de la «  femme aveugle  », se produit. Sa position intrigue de par sa ressemblance à celle d’une femme en train d’accoucher. Comme à son habitude, Oliveira ne fait pas les choses sans en comprendre le sens, et cette scène tient tout son mysticisme dans le fait que Luisa pourrait être en train d’expier ses fautes, de faire sortir de ses entrailles le pécher qui vivait en elle jusqu’alors.

            Enfin, si les techniques cinématographiques et poétiques d’Oliveira recèlent des trésors pour les amateurs de septième art, il est évident que leur richesse poursuivra l’ascension du cinéaste, qui, malgré son âge plus qu’honorable, n’a pas fini d’apporter sa contribution au milieu artistique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Stage de Fernando Ganzo sur L’étrange affaire Angelica de Manoel de Oliveira.

 

 

            Le vendredi 28 février 2014.

            Voici ce que j’ai pu recueillir des informations données par Fernando Ganzo.

 

            Tout d’abord, l’univers de Manoel de Oliveira est foncièrement ambigu, et teinté de fantastique. Il cherche à montrer le faux, de façon ridicule, peu travaillée (comme pour le fantôme, et la résurrection dans L’étrange affaire Angelica), puisque ce n’est pas la réalité qui importe le plus, mais le sujet à traiter. Il travaille à l’ancienne, il ‘est intéressé par cette manière de faire, et non par les effets spéciaux et la vraissemblance. Mais il peut faire passer du faux pour du vrai, en mêlant le fantastique à la vérité.

 

 

Première image de résurrection

 

            De plus, tout semble tellement net et simple chez Oliveira, que ça en devient compliqué. C’est cette apparente légèreté qui cause l’ambiguïté. L’artifice du réalisateur, c’est de croire au cinéma, et de faire croire au cinéma. Il est la preuve que l’on peut se faire tromper par les films, qu’ils exercent eux-mêmes une sorte de magie. Oliveira fictionnalise également nos vies. Tout est maîtrisé, dans les moindres détails. Nous pouvons y voir plusieurs degrés de lecture (par exemple, dans Singularités d’une jeune fille blonde, Macario pourrait très bien mettre un récit sur pied, pour se décharger de sa culpabilité, s’il s’avérait que ce soit lui le voleur, et non Luisa).

            Il nous est donné à voir quelque chose, que le réalisateur choisit consciencieusement, mais le spectateur n’a pas la même place que le personnage. Il en sait forcément moins, et n’est capable de faire que des spéculations, non des affirmations.

            En outre, l’importance du son chez Oliveira est indéniable. C’est par ce biais sonore, que l’entrée dans un univers étrange peut réellement démarrer. Par exemple, le bruit de la vieille radio que Macario répare, au tout début du film. On peut noter ici un contraste évident entre la modernité de la voiture qui cherche un photographe et le fait que Macario s’intéresse à un objet totalement révolu. De même que sa chambre a un aspect très suranné, alors que le film se passe en 2010. C’est dans cet esprit que l’on peut faire un parallèle intéressant entre l’ampoule du film, et les projecteurs qui permettent de créer le film. En effet, le cadavre d’Angelica renaît avec la deuxième ampoule, plus forte, de la même façon que le film permet de ressusciter une époque révolue, avec des projecteurs. Il faut également souligner un jeu de mot, en lien avec l’histoire. Le jeu de mot réside dans le prénom même de la jeune fille, Angelica. Ce prénom, si on le décompose, est en quelque sorte formé de «  Ange  » et de «  Leica  », qui est une célèbre marque d’optiques. Or, le mysticisme développé autour de la jeune fille lui donne l’apparence d’un ange, capturé par l’objectif du photographe Macario.

            Par ailleurs, Oliveira insinue que l’on peut mourir d’un rêve. Il y a là une mise en valeur de la fiction, au détriment de la santé des personnages (avec la mort de Macario causée par cette puissante fascination pour Angelica).  

            De plus, tout est une affaire de point de vue. Par exemple, lors de la prise de la photo du corps d’Angelica, les personnages choisissent le côté où elle apparaît plutôt vivante. Le son et le point de vue jouent tous deux avec les époques anciennes. De cette façon, ce sont les jumelles d’Isaac (nul autre objet ne pourrait mieux illustrer le terme «  point de vue  ») qui lui permettent de découvrir les travailleurs dans les champs.

            Concernant certaines références qu’aurait pu avoir Oliveira, nous pouvons évoquer les tableaux de Goya, Maja vêtue et de Chagall, Au-dessus de la ville.

 

                                  

 

               Goya, 1800-1803                                                         Oliveira, 2010

 

 

 

 

 

            Ici, la ressemblance entre les deux femmes est évidente. Le tableau de Goya montre néanmoins une femme vivante, mais dans une posture similaire à Angelica.

 

 

                                

 

 

               Chagall, 1924

                                                                                                 Oliveira, 2010

 

 

 

 

            Le tableau de Chagall, quant à lui, met en scène la situation exacte du film, lorsque le rêve de Macario le fait s’envoler avec Angelica au-dessus de la ville, des champs et de l’eau. Notons tout de même que le film présente Angelica au-dessus de l’homme, tandis que l’inverse se produit dans le tableau.

            En outre, Oliveira a un certain talent pour dépeindre la solitude de ses personnages, notamment de Macario. Il procède très souvent par le cadrage, qui, si l’on est attentif, permet de mettre en scène des petites choses qui tiennent du détail. Il se passe toujours des événements et le cinéaste attire le regard vers des choses qui ne sont, habituellement, pas centrales dans les films (par exemple, la scène du chat et de l’oiseau).

            D’ailleurs, l’oiseau a une signification particulière dans le film. Effectivement, le bruit que l’on entend au réveil de Macario est un envol d’oiseau. Or, le petit oiseau de la logeuse meurt à un moment donné, avant ce rêve. A l’annonce de cette mort, nous voyons Isaac courir jusqu’au cimetière et crier le prénom d’Angelica. Comme si le photographe pensait que la mort de l’oiseau serait un moyen de ramener Angelica à la vie.

 

Macario devant le cimetière

 

 

            De plus, il faut rappeler qu’une scène est en marge de celles qui constituent la continuité du film  ; à savoir celle où Macario prend en photo la machine de travail dans les champs. Il est aussi obsédé par Angelica que par les agriculteurs (il rêve d’eux, également). Or, ces deux choses-là n’existent plus, elles appartiennent au passé. Leur point commun réside notamment dans le fait qu’Isaac a besoin de revoir les photos qu’il a prises d’eux, pour se prouver leur existence.

 

Macario prenant en photo la machine

Besoin perpétuel de regarder les photos

 

            Enfin, notons qu’Isaac tombe au seuil de la porte, entre l’univers nihiliste et celui où tout est possible. Il meurt entre les deux mondes qu’il fréquentait. De plus, Angelica reste toujours au balcon, et ce jusqu’à la fin. Elle restera éternellement dans le monde du rêve. Un paradoxe apparaît cependant, entre la mort d’Angelica et celle de Macario. En effet, en éclairant Angelica sur son lit de mort, il l’avait rendue vivante. Tandis qu’à la mort du photographe, on le recouvre d’un drap, comme si on lui supprimait son image.

 

            Le stage m’aura été précieux pour élucider certains mystères et quelques incompréhensions que m’ont causé ce film, que je n’ai pourtant pas eu de mal à apprécier.

 

 

Conclusion  :

           

            Mon état d’esprit par rapport à ce dernier festival est assez mitigé… J’ai été quelque peu déçue par l’ambiance de Travelling, qui est bien différente de celle du festival de Brest ou d’Angers. J’ai trouvé les festivaliers moins concernés par l’atmosphère chaleureuse que je connaissais auparavant. J’ai notamment remarqué qu’ils ne passaient jamais la bande annonce du festival, qui met pourtant les spectateurs «  dans le mouvement  ». Cependant, j’ai apprécié les films d’Oliveira, bien que les autres projections ne m’aient pas réellement passionnée. Il n’en reste pas moins que ce seront de bons souvenirs que d’avoir marché longuement dans les rues de Rennes et d’avoir passé des heures dans le cinéma Gaumont.

 

18 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Porte close: Les secondes CAV travaillent le genre fantastique.

Cliquez sur le lien Porte close pour découvrir le « Mur » des productions des élèves et votez pour celle que vous préférez:

Seconde 1/3

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement. 

Bastien arrive en tête avec 43% des votes.

Seconde 3/4

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.

Nolwenn arrive en tête avec 57% des votes.

 

 

14 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Regards croisés sur le Pays Basque Espagnol

Images épinglées en souvenir d’un beau projet…

13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Cheatin ou Les Amants électriques de Bill Plympton.

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Mardi 22 avril à 20h45 au Club.

Séance obligatoire pour les 1L spé & Fac. Pour clore le chapitre consacré à l’animation, le dernier film d’un maître du cinéma d’animation indépendant américain: Après Des Idiots et des anges, Les Amants électriques s’annonce fidèle au style graphique de l’auteur, très riche en métaphores visuelles et en métamorphoses graphiques en tout genres.

06 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais.

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Jeudi 17 avril à 18h00 au cinéma Le Club

Séance facultative pour tous.

Le dessinateur Blutch a illustré l’affiche du dernier film d’Alain Resnais, Aimer boire et chanter. C’est la troisième, et donc dernière, affiche que Blutch illustre pour le cinéaste après Les Herbes folles en 2009 et Vous N’avez encore rien vu en 2012. IL aura donc illustré les affiches des trois derniers films du réalisateur né à Vannes en 1922 et décédé le 1er mars 2014 à l’age de 91 ans.

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«Aimer, boire et chanter» Un dernier Resnais pour la route.

Article de Danièle Heymann pour Marianne.

La même troupe, le même univers tourbillonnant et le réveil des sentiments endormis. L’ultime film du cinéaste disparu est un véritable coup de force narratif et cinématographique.

Image de prévisualisation YouTube

On peut y voir un signe. L’affiche d’Aimer, boire et chanter, d’Alain Resnais, dessinée par Blutch, montre six personnages anxieux, serrés les uns contre les autres. Au-dessus d’eux plane un ange sans ailes en complet veston, comme une menace, ou une promesse.

Alain Resnais n’est plus là, mais son film, drôle et cruel, crépitant d’audaces formelles, tout vibrant de l’amour pour des acteurs fidèles, abat gaiement les frontières entre théâtre et cinéma, en adaptant pour la troisième fois une pièce d’Alan Aykbourn (après Smoking, No Smoking et Cœurs), et parle pour lui, parle de lui, de l’inaliénable liberté de son imaginaire. La campagne riante du Yorkshire, trois maisons un peu éloignées les unes des autres, dont on ne connaîtra que les façades, parfois simplement crayonnées, et les jardinets.

Mais chaque maison, où des toiles peintes remplacent les portes, reflète cependant, par de simples détails, le statut social de ses occupants. Trois couples. Heureux ? Malheureux ? Normaux. Ni jeunes, ni vieux. A leur mi-temps. Colin, brave médecin rural (Hippolyte Girardot), et sa tornade de femme, Kathryn (Sabine Azéma), qui boit des petits coups en douce. Ils font du théâtre amateur avec Tamara (Caroline Silhol), épouse trompée et cependant satisfaite de Jack (Michel Vuillermoz), homme d’affaires nanti.

Un peu à l’écart vit la blonde Monica (Sandrine Kiberlain, délicieuse recrue de la troupe Resnais), récemment appariée au fermier Simeon (André Dussollier). C’est alors qu’on apprend que George est atteint d’un cancer foudroyant et n’a sans doute plus que quelques semaines à vivre. Quel George? Le George de chacun et de chacune. Ami d’enfance, amant lointain, mari ancien, George est cher à tous, à toutes surtout !

 

Révélateur de rêves

Coup de force narratif foudroyant, on ne le verra jamais, mais son agonie programmée va provoquer une irrésistible pagaille affective collective ! George devient le catalyseur des conflits endormis, le révélateur des rêves inassouvis, le perturbateur magnifique d’existences provinciales assagies. George a décidé d’un voyage à Tenerife, son dernier voyage… On connaît des destinations plus grisantes, pas pour les trois femmes, qui se sentent pousser un voile d’infirmière.

Qui va-t-il y emmener ? Kathryn croit qu’elle est l’élue. Tout comme Tamara. Et Monica également. Embrasement de jalousies croisées, quiproquos en cascade, désarroi des hommes. Mais il ne s’agit pas d’un banal vaudeville, c’est bien plus fort, et bien plus beau : c’est bien à George, l’invisible à nos yeux, l’absent si présent, que l’on doit le réveil violent des sentiments, que nos trois couples assoupis vont se sentir à nouveau… vivants.

Il ne faut jamais raconter la fin. Mais, il y a un signe. Une très jeune fille en noir pose une carte postale sur une tombe. Cette carte représente un ange encore, il a des ailes cette fois, mais aussi une tête de mort. On entend alors la valse de Strauss donnant son titre au film : «Sachons aimer, boire et chanter/C’est notre raison d’exister…» A Alain Resnais, pour la vie.

 

Danièle Heymann

23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Au Bord du monde de Claus Drexel

Un petit mot de Sylvain Drexel aux élèves de l’option, avec la réponse qu’il adresse dans la marge à Mademoiselle « Z », élève en 1ière L Facultative: Sylvain Leser a utilisé un objectif Cook 14 mm pour filmer la nuit.A1

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Mardi 8 avril à 20h45 au cinéma Le Club.

Séance obligatoire pour tous.

Rencontre avec le grand photographe et chef opérateur du film Sylvain Leser après la projection.

 

Fin de la séance 23h maximum.

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