Clip Cav Le Blog de l'option CAV

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16 mars 2015 ~ 0 Commentaire

Birdman de Alejandro González Iñárritu

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Séance du Mardi 24 mars à 20h45.

Obligatoire pour les Première et Term Spé. Fac pour les autres.

Encore un film qui met en abyme le cinéma…

Le genre n’est pas très prisé dans l’hexagone mais après Vincent n’a pas d’écailles…où vous aviez pu rencontrer et découvrir le travail d’un jeune réalisateur français prometteur. Le cinéma Hollywoodien s’attaque, une fois n’est pas coutume, aux codes du genre.

L’acteur déchu Riggan Thomson, jadis connu pour avoir incarné un célèbre super-héros, revient à Broadway dans l’espoir de retrouver sa gloire en montant une pièce de théâtre.

Le film traite de l’adaptation théâtrale de la nouvelle Parlez-moi d’amour (What We Talk About When We Talk About Love) écrite par Raymond Carver en 1981. Le film a fait l’ouverture du festival international du film de Venise en 2014, où il fut aussi présenté en compétition officielle. Le film atteint la consécration en 2015 en étant récompensé à quatre reprises lors de la 87e cérémonie des Oscars, en obtenant notamment l’Oscar du meilleur film ainsi que l’Oscar du meilleur réalisateur pour Alejandro González Iñárritu.

24 février 2015 ~ 0 Commentaire

Epreuves du bac (Spécialité et Facultatif)

Programmes


Epreuves du bac (Spécialité et Facultatif)

Spécialité (Série L)

Epreuves du bac (Spécialité et Facultatif) dans 2. MODALITES D'ACCES ET POURSUITES D'ETUDES EN CAV Affiche%20Affaire%20Angelica dans 4. FLASH-BAC(K)affiche-De-battre-mon-coeur-s-est-arrete-2004-2 dans 5. BAC CAV

BACCALAURÉAT : ÉPREUVES DE CINEMA ET AUDIOVISUEL OBLIGATOIRE, SERIE L

Nature et modalités de l’épreuve

L’épreuve de cinéma et audiovisuel, affectée du coefficient 6,

Elle comprend deux parties : une partie écrite et une partie orale, affectées chacune du coefficient 3.

A – Partie écrite

Durée : 3 heures 30.

Deux sujets au choix sont proposés au candidat. Chaque sujet est organisé en deux parties.

Premier sujet au choix

Le sujet se décompose en 2 parties :

  • Première partie : le candidat rédige un fragment de scénario développé sur une à quatre séquence(s) à partir de la trame narrative et de la consigne d’écriture imposées (3 à 5 pages) ;

  • Seconde partie : le candidat rédige une note d’intention d’une à deux pages. Cette dernière montre comment les choix d’écriture scénaristique prennent en compte le sujet et la consigne d’écriture. Elle présente les enjeux du fragment de scénario (genre, personnages, action, etc.). Elle propose enfin des pistes de réalisation à travers quelques choix significatifs. Dans ce cadre, elle peut intégrer quelques éléments visuels (éléments de story-board, plan au sol).

Second sujet au choix

Le libellé du sujet propose une série de 30 à 50 photogrammes tirés d’un des films du programme limitatif ainsi que trois axes d’étude au choix. Le sujet impose également une situation dramatique circonscrite formulée en une phrase brève et simple.

Le sujet se décompose en 2 parties

  • Première partie : le candidat élabore une analyse argumentée et illustrée du film au programme à partir de l’axe d’étude qu’il a choisi.

  • Seconde partie : le candidat élabore un exercice d’écriture créative qui consiste à développer la mini-situation dramatique imposée en prenant en compte un des axes d’étude.

 

B – Partie orale: Analyse filmique et réflexion critique

Durée : 30 minutes / Temps de préparation : 30 minutes.

La partie orale de l’épreuve comporte trois volets :

• Volet 1 (10 min / 10 points) : l’analyse de quelques minutes de l’un des films du programme limitatif annuel : To be or not to be (1942) de Ernst Lubitsch, L’étrange affaire Angelica (2010) de Manoel de Oliveira et De battre mon coeur s’est arrêté (2005) de Jacques Audiard.

• Volet 2 (10 min / 10 points):

Le candidat, en s’appuyant sur son dossier, présente une analyse critique du film réalisé au cours de l’année, à partir d’une question précise formulée par l’examinateur.

• Volet 3 (10 min.):

Un entretien, conduit par l’examinateur, permet au candidat de revenir sur les deux premiers temps de l’épreuve. Il permet d’ajuster la note sur 10 points de chacune des deux premières parties de l’épreuve.

- Le dossier du candidat comprend la réalisation individuelle ou collective de l’année et le carnet de bord personnel du candidat.

N.B. : Réalisation et carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués.

               

 

Epreuve du bac Cinéma Facultatif

(toutes séries)

CINÉMA ÉPREUVE FACULTATIVE

Épreuve orale ( Coef. 2)

Temps de préparation : 30 minutes

30 minutes d’oral (Première partie : 15 minutes / 10 points- Seconde partie : 15 minutes / 10 points)

 

MODALITÉS DE L’ÉPREUVE

L’épreuve orale d’analyse filmique et de réflexion critique se scinde en deux parties enchaînées : présentation analytique de la réalisation à partir d’une question et échange sur le travail de l’année dans son ensemble.

➢    Première partie (15 minutes) : le candidat répond de manière argumentée et précise à une question de cinéma portant sur l’exercice de réalisation de l’année. Il illustre son exposé par des extraits du film, des documents, tirés de son carnet de bord, ayant servi à la réalisation. L’examinateur définit la question en étudiant le dossier du candidat dans son ensemble, il prend en compte les notions théoriques et pratiques étudiées dans l’année qui sont mises en jeu dans sa réalisation. Cette question invite le candidat à orienter sa présentation et son analyse sur un des aspects de son projet.

➢    Seconde partie (15 minutes) : le jury conduit un entretien visant à évaluer les connaissances théoriques et pratiques construites dans l’année et la réflexion du candidat sur les questions qui organisent le programme de terminale.

➢     Le dossier, dont le contenu est précisé par le programme du cycle terminal, comprend  :

la réalisation individuelle ou collective de l’année ;

le carnet de bord personnel du candidat.

La fiche (rédigée par l’enseignant) présente les principales questions abordées dans le cadre du programme, les activités proposées et la démarche suivie : visionnement et étude d’œuvres (titres, auteurs, conditions, etc.), activités relatives à la réalisation (titres, composition de l’équipe, interventions de professionnels, visites, etc.).

 N.B. : La réalisation et le carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués

20 février 2015 ~ 0 Commentaire

Soirée 2 Films: Mardi 10 mars à 18h. De Battre mon coeur s’est arrêté + Vincent n’a pas d’écailles

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Séance obligatoire pour les 1L Spé et Term Spé Départ du lycée à 17h45 pour la séance de 18h.

Pour les externes: Prévoir un sandwich pour manger entre les deux films. Le repas des internes sera à acheminer sur place.

Programme de la soirée et durée des projections:

De Battre mon coeur s’est arrêté: 1h47

Vincent n’a pas d’écailles: 1h18

Rencontre avec le réalisateur Thomas Salvador après la projection.

Retour au lycée prévue vers 22h30.

Séance obligatoire De Battre mon coeur s’est arrêté, au programme du Bac spécialité cinéma réservée pour les 1L et TL Spé CAV.

Intervention prévue de Youry Deschamps sur le film, le lendemain au lycée de 13h30 à 16h30.

Youri Deschamps dirige la revue Eclipses depuis 1994 et collabore ponctuellement à plusieurs autres revues et collections d’ouvrages sur le cinéma (dont Trafic, Positif, Contrebande et CinémAction). Conférencier, animateur et programmateur de ciné-clubs, il intervient régulièrement comme formateur et rédacteur de livrets pédagogiques dans le cadre des différents dispositifs nationaux d’éducation à l’image. Il est par ailleurs l’auteur d’un livre sur Blue Velvet de David Lynch (éditions du Céfal, Liège, 2004).

27 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

26e édition du festival Travelling Rennes

 

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Travelling Oslo & Junior du 4 au 6 février 2015

Festival réservé aux élèves de terminale L Spécialité CAV

Pour sa nouvelle édition, le festival pose ses valises dans l’un des pays les moins connus de la Scandinavie, la Norvège. Une opportunité de parcourir une riche saga cinématographique à partir d’Oslo, sa capitale.

26 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

Shirley, Un voyage dans la peinture d’Edward Hopper

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Séance jeudi 29 janvier à 18h au cinéma Le Club.

Obligatoire pour les 1ières et les Terminales CAV, rencontre avec Anne Marie Chiron, historienne de l’art, pour une heure d’échange avec les élèves après le film.

Zéro de conduite:

Qui, face aux tableaux de Hopper, ne s’est jamais demandé à quoi pouvaient bien penser, ou ce que pouvaient se dire leurs mystérieux personnages, si criants de vérité ? C’est le pari audacieux qu’a relevé le réalisateur autrichien Gustav Deutsch, donnant vie non pas à une mais
à treize œuvres du peintre américain, liées entre elles par le personnage purement fictif de Shirley, rousse héroïne traversant les époques au fur et à mesure que chaque toile prend vie.
Derrière la fiction imaginée par Deutsch se profile l’histoire des Etats-Unis des années 1930 aux années 1960, les questionnements de Shirley reflétant les enjeux économiques, culturels ou géopolitiques du vingtième siècle. Du krach boursier de 1929 au discours mythique de Martin Luther King, le personnage de Shirley affirme son engagement politique, refuse les compromis artistiques ou sentimentaux et s’épanouit dans sa féminité, payant parfois sa liberté au prix fort de la solitude.
Véritable prouesse technique, Shirley, un voyage dans la peinture d’Edward Hopper
reproduit avec un incroyable souci du détail la lumière, les couleurs et les cadrages des peintures d’Edward Hopper. Plus qu’un film, c’est une œuvre d’art faisant écho à une autre, d’un continent à un autre, d’une époque à la suivante, de l’image fixe à l’image animée. Le film de Gustav Deutsch s’inscrit comme un complément indispensable à l’œuvre de Hopper, une réponse contemporaine à un peintre résolument moderne.
Ce film fascinant ouvre les fenêtres (omniprésentes à l’écran comme dans les toiles) de l’imagination. C’est une invitation au voyage au-delà du miroir à laquelle nous convierons nos élèves pour dépasser la simple analyse picturale et appréhender l’écriture de fiction.

26 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

Festival 1iers Plans d’Angers Edition 2015

Pour les 1ières L Option  Spécialité Cinéma:

Départ du lycée mercredi 21 retour prévu vendredi 23 dans la soirée.

Lecture du scénario Grand Froid:

Tendez l’oreille le son n’est pas toujours bon, mais vos notes devraient faire le reste!

Le compte rendu de Margot élève en 1ière L Spécialité CAV

 

CINEMA D’ANIMATION

TCHEQUE

 

Alors que le premier film d’animation de l’histoire du cinéma voit le jour en 1906, grâce à l’Américain James Stuart Blackton, les techniques d’animation n’apparaissent qu’une dizaine d’années plus tard dans le cinéma Tchèque.

En 1952, le réalisateur Eduard Hofman tourne le premier dessin animé long métrage tchèque, Le pommier aux pommes d’or.

Rappelons que le premier long métrage de Walt Disney, Blanche neige et les sept nains, est sorti en 1937.

Le développement du cinéma d’animation Tchèque a connu de nombreuses difficultés, dépendantes de l’histoire du pays.

Nous allons aborder les 3 phases importantes de son évolution,en commençant par La Seconde Guerre Mondiale, alors que le pays est sous l’occupation nazie.

En effet, certains dirigeants nazis, reconnaissant l’incroyable travail effectué dans ce domaine par les Tchèques, vont aider à son développement notamment grâce à de nombreux investissements financiers. Mais leur ambition ne s’arrête pas là, et ils décident de concurrencer le géant et ambitieux Disney en formant des techniciens qu’ils choisissent parmi la population locale.

C’est ainsi que sont apparues plusieurs associations portant le nom de personnes aujourd’hui connues comme étant influents dans le cinéma Tchèque comme Bretislav Pojar,Jirí Brdecka, ou encore Eduard Hofman.

L’envie de créer et de toujours davantage innover de ces derniers se ressent particulièrement, avec la création du studio « Bratři v triku » dont la direction est confiée au célèbre marionnettiste, dessinateur et scénographe Jiří Trnka.

Adaptation « le Songe d’une nuit d’été » par Jiří Trnka.

 

Deux films remarquables Ferda la fourmi  et  Rêve de Noël  sont nés d’une collaboration entre Hermína Týrlová et Karel Zeman.

Ferda la fourmi, est le premier film qui a pour caractéristique d’avoir été tourné exclusivement avec des pantins en bois. Beaucoup d’autres lui succèderont. Ces films ont été distribués comme des films allemands durant la seconde guerre mondiale, alors que l’un deux, « Ferda la fourmi » est tiré d’une série de livres très populaires en Tchécoslovaquie !

Le succès de ces adaptations est tel, qu’une fois le pays libéré, ils sont redistribués, mais cette fois en faisant honneur à leur véritable origine.

Lors du premier festival de Cannes en 1946, Karel Zeman remporte le Grand Prix International du film à scénario pour le court métrage  Rêve de Noël  et Jiří Trnka, remporte,lui, le Grand Prix International du dessin animé avec Les Animaux et les Gens de Petrov.

Cependant, à partir de 1947, Trnka créé son propre studio et se concentre davantage sur l’univers de la marionnette animée, avec des techniques et un imaginaire qui lui sont propres. Il tourne alors ses premiers longs métrages, comme Le Rossignol de l’Empereur de Chine en 1949 ou encore L’Année tchèque en 1947.

 

Le régime communiste, instauré en 1948 se montre fier de ce succès. Effectivement, alors que le reste du pays est hautement contrôlé, le cinéma d’animation, reste globalement épargné, et n’en subit pas les conséquences. Par peur de censure ou de punition, la plupart des réalisateurs choisissent la sécurité, en privilégiant le cinéma pour enfant, accepté par le régime. Mais, une nouvelle fois, le réalisateur Jiri Trnka se démarque des autres, en sortant son dernier film, La Main (1965), dans lequel il prend de gros risques en effectuant une satire du totalitarisme.

C’est en 1968, avec l’écrasement du printemps de Prague ainsi qu’avec la mise en place de la « Normalisation » que commence une nouvelle aire, plus sombre et basée sur un durcissement idéologique certain.

Des contraintes se ressentent particulièrement dans le film d’animation,et notamment sur les courts métrages de Týrlová, appelés  Contes de la ferme, composés exclusivement de morceaux de papiers découpés.

Trnka s’éteint en 1969 et Zeman n’a plus les moyens suffisants pour continuer ses recherches en expérimentations visuelles.

Néanmoins, Jiri Barta trouve une solution en choisissant l’enseignement. Il a en effet longtemps formé les réalisateurs tchèques connus aujourd’hui, au sein de l’école des Arts Décoratifs de Prague.

 

Aujourd’hui, le cinéma d’animation recommence à être petit a petit représenté dans différents festivals, et permet, comme lors du festival d’Angers, à des jeunes comme nous de découvrir les magnifiques travaux effectués par des réalisateurs Tchèques. De plus, de longs métrages commencent à arriver en France, comme  Alois Nebel (2011) de Tomáš Lunák, qui a été sacrémeilleur film d’animation en 2012.

JIRI BARTA

 

Il représente à l’échelle mondiale, une des têtes du cinéma d’animation, et a été nommé Président du jury courts métrages lors de ce 27e festival Premiers Plans. Nous avons donc eu la chance de rencontrer Jiri Barta.

Retour sur la masterclass d’un génie à la créativité folle :

Né en 1948 en République Tchèque, Jiri Barta sort brillamment diplômé de l’Ecole des Arts et Métiers de sa ville natale, Prague. C’est au cours des années 1970, qu’on lui remarque un talent certain pour l’animation.

Dès 1978, il collabore avec le studio Kratky Film où il réalise toute une série de films qui lui vaudront une reconnaissance mondiale comme Krysar, l’impressionnante adaptation du célèbre conte médiéval le joueur de flûte de Hamelin.

Mais ça n’a pas toujours été simple pour l’artiste. Effectivement, la chute du régime communiste l’a obligé à mettre en suspens son nouveau long métrage alors en projet: Golem .

Ces dernières années, il a été nommé professeur à l’École supérieure des arts décoratifs de Prague, où il a enchaîné les petits projets de publicités animées ou encore des travaux de graphisme, pour MTV notamment.

C’est le long métrage  Drôle de Grenier ayant vu le jour en 2009, qui signe le grand retour de Jiri Barta sur la scène du film d’animation.

 

 

Nous avons assisté à la projection du Jeudi 22 janvier au cours de laquelle nous avons pu découvrir :

DEVINETTES POUR UN BONBON (1980)

LE PROJET (1981)

DISC JOCKEY (1980)

LE TYRAN ET L’ENFANT(2000)

L’ANNEE TCHEQUE(2005)

COOK MUG COOK(2007)

 

J’ai particulièrement aimé la diversité de ses films. En effet, parmi la séance qui lui était consacrée,

nous avons pu découvrir qu’il change de technique avec brio en passant par l’utilisation de marionnettes, de stop motion, de dessins animés traditionnels, par des mises en scène 3D en allant également jusqu’au travail à la cire. A la fin de la séance, on comprend vite que rien n’est inaccessible pour Jiri Barta et on apprécie l’amour qu’il met dans chacun de ses projets.

 

DISC-JOCKEY

 

 

 

 

 

Disc jockey est un des premiers courts métrages réalisé par Jiri Barta. Si nous pouvions faire un synopsis de celui-ci, nous pourrions parler d’un film dont l’esthétique est basée exclusivement sur un jeu de cercle. On passe habilement d’un tourne disque, à une simple tasse de café, puis des stickers sur une valise en allant même jusqu’à un réveil. Ce sont de banals objets du quotidien, que la touche Barta a su réinventer. Il en fait une véritable révolution qui nous présente la Vie sans réel horizon, sans réelle fin. Ce court métrage a même été sélectionné au festival de Cannes en 1981, l’année suivant sa sortie.

Son créateur nous confie que le thème principal de Disc-jockey porte sur la relation entre la conception artistique du film et son sujet.

Nous pouvons reconnaître une démarche commune avec Garri Bardine ; celle de trouver pour chaque nouveau film, une esthétique et une perception visuelle différente des autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jiri Barta nous parlant de la confection de son DISC-JOCKEY

durant la masterclass lui étant consacrée.

LE PROJET

 

 

The Design, autrement appelé «le projet, est le second film d’animation qui a attiré notre attention. Il s’agit ici d’une mise en scène reconstituant la vie en HLM selon son architecte.

Le cadre spatio-temporel, d’abord très simple, est exclusivement composé de grands traits noirs, faisant vaguement penser à une prison…

Ce court métrage se base sur le développement rapide de l’urbanisation, avec des immeubles sans réelles distinctions, sans réelle vie.

On assiste au tout début, à un gros plan sur ce que nous imaginons être le bureau de l’architecte.

Il déballe un à un ses outils technique rappelant les gestes du chirurgien avant une opération : compas, crayons, cutter, gomme. Tous sont soigneusement alignés, comme la suite d’ailleurs. Petit à petit, la main dessine, pas un trait ne dépasse, pas une rature (oh si, une petite tache, mais rapidement éliminée!!)

Ce gros plan tourné en vue subjective nous laisse imaginer que nous sommes le créateur.

Mais malgré cette rigidité, Jiri Barta arrive quand même à nous faire rire avec simplement quelques bruitages de chantier de construction, ou de ville et de sons, qui s’arrêtent quand le crayon stoppe, pour diverses raisons, de dessiner les traits.

Quelques ellipses de temps sont utilisées, et nous avons rapidement, un immeuble d’une uniformité accablante : la même disposition des appartements, frigridaire, porte…

Mais cette dite monochromie et cette « normalisation » s’oublient et laissent place à des couleurs, et de la musique lorsque s’ouvrent les enveloppes.

Le « grand créateur » aménage alors les appartements, avec des décorations différentes, ainsi que l’ambiance qui les accompagne.

On y trouve consécutivement la famille traditionnelle, un homme visiblement confortablement bien installé, entouré d’une multitude de bouteilles d’alcools, de gros cigares, et bien entendu accompagné d’une jolie demoiselle allongée sur le canapé. La troisième enveloppe, nous berce avec l’aménagement d’un petit papy, avec ses tableaux et sa GRANDE ARMOIRE. Puis suivent un couple de paysans alsaciens et leur chèvre (vivement transformée en chien…).

C’est avec quelques touches d’humour comme celles-ci maniées avec brio, que Jiri Barta nous dévoile une satire de la société.

Effectivement, avec le rouleau de peinture, la société de consommation enlève toute touche personnelle, toute trace de vie individuelle, pour laisser place à des immeubles tous identiques gris, tristes, inhumains.

Voulant sûrement dénoncer la normalisation par le biais de ce court métrage (notamment connue par les Tchèques, à partir des années 70) Jiri Barta nous laisse percevoir une volonté de briser les individualités et ainsi, changer la façon de penser des gens.

 

 

 

 

GRAND FROID

 

 

 

Gérard Pautonnier est un ancien directeur artistique en agence de publicité.

Il se découvre rapidement un vif intérêt pour la réalisation. Ces deux premiers films ne sont d’ailleurs pas passés inaperçus. Ce sont de véritables films noirs dans lesquels Gérard Pautonnier critique vivement la chasse, en remettant en question l’attitude de l’homme vis a vis des animaux.

La diversification de ses réalisations est importante. Il est également connu pour réaliser des mini-séries télévisées comme la célèbre « caméra café » ou encore « nos chers voisins ».

Grand Froid est une adaptation cinématographique du livre « Edmond Ganglion & fils » qu’il à mis en scène avec l’auteur original, son ami Joel Egloff.

Cette collaboration ne s’arrête pas là, le duo à pour projet une seconde adaptation sous forme de moyen métrage, d’un autre roman de l’écrivain. Ce film portera le même nom que l’oeuvre originale: « Etourdissements »

Gérard Pautonnier, seul, prévoit une prochaine série Télévisée « Personne n’est parfait » bientôt diffusée sur TF1 !

 

 

 

Résumé

Nous avons assisté à une lecture de scénario du film « Grand froid »

L’intrigue se déroule dans un petit village, situé on ne sait où. C’est l’hiver, rien ne bouge, tout est pétrifié, mort, ou presque.

Zweck, patron d’une entreprise de pompes funèbres, attend impatiemment avec ces deux employés, Eddy et Georges, qu’un décès relance le commerce. C’est alors que, enfin,« la mort » passe la porte de la boutique !  Eddy, jeune apprenti quelque peu maladroit, et Georges associé du patron vont s’occuper d’acheminer ce « client » jusqu’à sa dernière demeure.

Eddy et Georges ont un accident avec le corbillard au cours duquel… le mort disparaît ! On se rend compte alors que « le décédé » n’était pas réellement mort. Au même moment, la voiture de la famille du défunt, avec le prêtre et les deux enfants de cœur disparaît dans le lac gelé…

 

Ouest France

 

 

 

 

 

 

Story board

 

J’ai choisi d’exploiter la séquence 9, en présentant mon travail sous forme d’un story board. J’ai également essayé de développer au maximum la description de l’histoire, et des détails pouvant jouer un rôle clé dans cette séquence.

Mon choix s’est porté sur cette séquence qui n’est pourtant pas celle qui m’a fait le plus rire, et qui n’est pas non plus la plus marquante dans le film ( j’aurais très bien pu choisir une séquence importante comme la perte du cadavre). En effet, cette partie de l’histoire reste intéressante à mettre en scène, car elle démontre bien que Zweck,complètement désemparé, semble attendre LA MORT avec impatience pour relancer son entreprise.

 

 

Avis personnel

Cette lecture m’a été très enrichissante, notamment sur ce qu’on appelle le jeu d’acteur. Effectivement, celui-ci ne se résume pas aux mouvements d’une personne, avec son corps et ses gestes mais peut être simplement une question de mimique et d’intonation dans la voix.

Le scénario, est plein de rebondissements, d’humour et de situations cocasses.Les personnages nous accueillent dans leur quotidien, et deviennent rapidement attachants.

Pour ma part, c’est la première fois que j’assiste à une lecture de scénario, et je dois avouer qu’au début c’est un exercice un peu difficile à suivre. Mais le jeu de Arthur DUPONT et Sam KARMANN a été tel, que cette angoisse de ne pas « rentrer » dans l’histoire s’est envolée. C’est le plus naturellement du monde que mon imagination, au fur et à mesure des scènes, se laisse transporter. C’est à partir de ce moment, que l’ imaginaire prend le dessus, et que l’on en oublie même que le grand écran est resté noir !

Les acteurs ont choisi de travailler en alternance. Sam KARMANN a, par exemple, commencé à faire le narrateur (en prêtant sa voix à quelques personnages), pendant qu’Arthur DUPONT, lui, incarnait d’autres personnages. Ensuite, ils ont échangé les rôles . Les deux conteurs animaient les émotions des personnages avec un jeu juste et réaliste. Ils se sont montrés très inspirés et semblaient avoir, au préalable bien travaillé leur texte

Malgré le fait que le film « Grand Froid » n’aie pas été encore tourné, il a prit vie, en à peine 2 heures, devant nous.

 

 

Le plaisir semble avoir été partagé : « Grand Froid » a remporté le Prix du Public pour son scénario dans la catégorie Lecture de Scénario !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation

 

 

 

Le 27ème festival d’Angers s’est déroulé du 16 au 25 Janvier 2015.

Il présente les premiers films d’une centaine de jeunes réalisateurs européens, mais ne s’arrête pas là.

De nombreuses rétrospectives, rencontres, lectures de scénario sont organisées,et un grand nombre de thème sont proposés.

Cet événement se déroule dans la magnifique ville d’Angers, très plaisante à découvrir de par sa beauté et sa richesse culturelle. De plus, le monde répondant présent au festival prouve une fois de plus que le cinéma reste quelque chose d’important pour les populations.

Tout le spectateurs frappaient joyeusement dans leurs mains à chaque diffusion du fameux générique.

Le festival se partageait entre plusieurs cinémas, Le Quai, les 400 Coups, le Grand Théâtre, le Centre des Congrès ainsi que le Multiplexe Gaumont d’Angers.

La proximité des salles par rapport au centre ville est également agréable. Nous avons pu en profiter car Le Grand Théâtre est situé juste en face de notre hôtel.

 

Néanmoins, avec une programmation dense, et notre temps limité, nous n’avons pas pu assister à toutes les séances voulues, ni même obligatoires ! Il fallait prévoir à l’avance et parfois courir dans les rues.. la joie des festivals !

Mais c’est grâce à certains imprévus (séances annulées …) que nous avons pu faire de réelles belles découvertes, comme le magnifique film« Cross Wind, à la croisée des vents » ou encore de redécouvrir nos meilleurs classiques comme« L’Ombre d’un doute » d’ Alfred Hitchcock.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CRITIQUE

« CROSSWIND, à la croisée des vents »

 

 

Nous sommes en Juin 1941 quand Erna, son mari et leur fille sont contraint de fuir comme 40 000 autres Estoniens, Lituaniens et Lettoniens. C’est sur ordre de Staline que toutes ces vies et ces familles ont été brisées.

Erna, alors jeune mère de famille, est envoyée en Sibérie avec son enfant. Pendant quinze ans, elle va se battre pour rester en vie, et espérer, un jour, pouvoir rentrer chez elle avec son mari.

Faim, soif, solitude, maladies, tout est décrit parfaitement par ces longs travelling au ralenti. Alternant longs silences ou musiques à glacer le sang, cette interprétation de l’histoire peut vite mettre mal à l’aise. Ce film ne comprenant aucun dialogue, aucune action particulière, nous pouvons deviner qu’il peut facilement déranger. En effet, toute l’histoire repose sur la voix de l’héroïne, Erna, qui lit les différentes lettres adressées à son mari.

Crosswind fait changer la vision que l’on peut avoir du 7ème Art, et se présente comme une réelle œuvre alliant à la fois photographies, tableaux, sculptures et musiques. Alors que certaines scènes sont filmées à vitesse normale(notamment les souvenirs de l’ancienne vie de la jeune femme), les autres, sont totalement arrêtées dans le temps. Si une simple reconstitution historique peut exprimer la réalité du quotidien avec violence, ici c’est tout autre chose. Il y a en effet une omniprésence de cette horreur, ces atrocités,cette violence. Tout cette souffrance transparaît exclusivement par le regard et le corps des personnages.

Le choix d’une colorisation uniquement en noir et blanc renforce le côté mélancolique et poétique d’un fait historique dont on ne parle pas assez. Cette harmonie si particulière entre les plans au ralenti, la voix douce et bouleversante de la jeune interprète, Laura Petterson, et la beauté de la musique, nous font littéralement oublier le temps, et nous figent sur place.

Le film à eu droit aux Mentions Spéciales du Jury lors du concours pour le Grand Prix du long métrage Européen.

 

 

09 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

…Charlie?

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03 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

L’Etrange affaire Angelica

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Film au programme du Bac 2015

Séance obligatoire pour les Terminales L Spé, fortement conseillée pour les 1ières L spé en prévision de son étude en classe l’année prochaine.

Mardi 6 janvier 2015 à 18h00 au Club.

 

16 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

FLASH BAC(K)

35 films sont pour l’instant en ligne sur la chaine Viméo de l’option CAV…

La suite viendra petit à petit!

07 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Ciné Concert: En plein dans l’oeil.

Ciné-Concert: Obligatoire pour tous les élèves de l’option. Lundi 15 décembre à 20h00 au Cinéma Le Club.

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« En plein dans l’œil » Ciné concert d’après l’œuvre cinématographique de Georges Méliès

20h30 – durée : 1h15 Dernière création de Jean-François Alcoléa, « En plein dans l’œil » propose une lecture actuelle, poétique et ludique de l’univers de Georges Méliès. Au service de l’image et de la narration, le ciné concert ravive avec brio les pépites cinématographiques du cinéaste, puisant dans l’univers fantastique de films comme « Le voyage à travers l’impossible », ou dans l’univers burlesque de courts comme « L’équilibre impossible ». Direction artistique, compositions musicales et création sonore, clavier : Jean François Alcoléa Percussions, guitare : François Luçon Son, clavier, objets : Xavier Fernique Régie lumière et vidéo: Erwan Créhin

07 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Mommy de Xavier Dolan

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Jeudi 11 Décembre. Actualité Cinéma. Prix du jury festival de Cannes 2014.

Séance à 20h45 au Cinéma Le Club. Facultatif pour tous.

07 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Une Vie en forme d’arête: Boris Vian

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Le documentaire d’Olivier Bourbeillon, « Une vie en forme d’arête : Boris Vian ».

Départ du lycée: 13h00       Retour: 17h00

Séance obligatoire pour tous les élèves de l’option CAV: Intervenant Olivier Bourbeillon, réalisateur et producteur de Paris-Brest Productions.

http://www.parisbrestproductions.com/

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Synopsis: Un jeune couple d’aujourd’hui cherche quelque chose Place Clichy, un livre de « L’écume des jours » à la main. Un son de coeur les attire au fond d’une impasse cité Véron au 6 bis, là où vécût Boris Vian.  Le couple du film va prendre possession des lieux et de l’esprit de cette maison qui n’a pas bougé depuis 50 ans.

Une trompinette, un roman qui a marqué des générations entières, L’écume des Jours : Un titre où le temps déjà fait son sale travail. Une vie énergique d’après guerre. Un ingénieur ingénieux. Du jazz, des chansons, en avant la Zizique ! Un peu d’existentialisme et beaucoup de fantaisie. Cet homme a créé un langage courant. Un cœur gros comme ça. Un homme à faire connaître… Un film effervescent, à l’image de l’artiste !

 

 

02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

CAVALIER EXPRESS

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Un programme de huit courts métrages d’Alain Cavalier, présenté dans le cadre du mois du film documentaire.

Le mardi 18 novembre à 18h00 au cinéma Le Club. Obligatoire pour tous les élèves de l’option CAV.

Durée: 1h23.

Séance accompagnée de Fabrice Marquat programmateur à l’Agence de Court métrage – soirée en partenariat avec l’ADRC.

02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

National Gallery de Frederick Wiseman

Le jeudi 06 novembre à 18h00 au cinéma Le Club. Durée: 2h53.
Séance obligatoire pour les 1ières L spécialité et Option Facultative CAV.
Un film de Frederick Wiseman présenté dans le cadre du mois du film documentaire.
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11 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

29e Festival du film court de BREST

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29e Festival du film court de BREST  dans 3. Projections & Festivals bandeau

LES PRIX DÉCERNÉS POUR LA COMPÉTITION EUROPÉENNE

JURY OFFICIELpalmes dans 3. Projections & Festivals

Grand prix du film court de la Ville de Brest :
Artun de Gudmundur Arnar Gudmundsson (compétition 7)

Prix européen du Conseil Régional de Bretagne :
As rosas brancas de Diogo Costa Amarante (compétition 8)

Prix du premier film ou film d’école du Conseil Général du Finistère
Kazimir de Dorian Boguță (compétition 5)

Prix spécial du jury :
Shadow de Lorenzo Recio (compétition 8)

Mentions spéciales :
Reizigers in de nacht de Ena Sendijarevic (compétition 1) et The chicken de Una Gunjak (compétition 6)

JURY DES PASSEURS DE COURTSPrix des Passeurs de Courts :
Discipline de Christophe M. Saber (compétition 5)

JURY FORMAT COURTPrix Format Court :
Nashorn im galopp de Erik Schmitt (compétition 1)

JURY JEUNEPrix du jury jeune :
Discipline de Christophe M. Saber (compétition 5)

Mention spéciale :
Nashorn im galopp de Erik Schmitt (compétition 1)

VOTE DU PUBLICPrix du public :
Discipline de Christophe M. Saber (compétition 5)

 

LES PRIX DÉCERNÉS POUR LA COMPÉTITION FRANÇAISE

JURY FRANCE 2Prix France 2 :
To be delivered de Pierre Amstutz Roch (compétition 2)

JURY BEAUMARCHAISPrix Beaumarchais :
Sans les gants de Martin Razy (compétition 3)

 

PRIX DÉCERNÉ POUR LA COMPÉTITION OVNI

JURY SHORTS TV Prix Shorts TV :
Ja vi elsker de Hallvar Witzo

 

PRIX DÉCERNÉ POUR LES PROGRAMMES BREST OFF

Jury pressePrix du Jury presse :
Anywhere but here de Hallvar Witzo (Friday i’m in love)

 

Festival réservé aux élèves suivant les options Facultatives CAV en 1ière et Terminale.

Départ de Douarnenez à 10h après les cours le mercredi 12 novembre. Retour prévu le vendredi 14 vers 19h sur Douarnenez.

Le programme des séances réservées sera distribué durant le trajet.

Pensez aux reportages que vous allez pouvoir réaliser sur le festival une fois sur place!

24 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Les 25 ans du Festival du film Britannique de Dinard.

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Du mercredi 8 octobre au vendredi 10 octobre 2014.

Départ du lycée à 8h00. Les internes ne doivent pas oublier leurs bagages. Pour tous un duvet est indispensable. Le petit déjeuner est pris en charge mais vous devez prévoir une somme d’argent pour vous restaurer sur place le midi et le soir.

Prévoyez également un carnet et un stylo pour prendre des notes sur les séances. Pensez au compte rendu qui vous sera demandé au retour du festival. Vous pouvez aussi apporter un appareil photo pour nourrir vos critiques de films et la revue Klip-Klap.

Arrivée à l’hébergement prévue à 12h00. Le centre du Frémur à Lancieux.

Retour prévu à Douarnenez vers 20h45.

 

15 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

L’Ecriture scénaristique Intervention de Sonia Larue avec les 1ières L Spé CAV

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Le dernier film de Sonia Larue, Du Grain à Moudre (43 mn)
sera projeté le jeudi 18 septembre à 20H30
à la Cinémathèque Française 
51 rue de Bercy – Paris 12e
dans le cadre d’une reprise des films primés au Festival de Grenoble.
http://filmsenbretagne.org/cinema-buissonnier-sonia-larue/

Le mur d’échange créé pour les 1ières L Spé Cinéma & Audiovisuel autour de la notion de « Trahison », point de départ de notre travail d’écriture de scénario.

http://fr.padlet.com/fbcav/4cm9gxleep8h

 

13 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Du Silence et des ombres de Robert Mulligan (1962)

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Séance Obligatoire pour les 1ières L Spé & Term Spé CAV
+Rencontre avec Boris Henri sur le travail d’adaptation du roman. De l’écrit à l’écran…

Séance à 20h au cinéma Le Club.

Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird) est un film américain réalisé par Robert Mulligan sorti en 1962, adaptation du roman Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee.

13 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

The Lady Vanishes un film d’Alfred Hitchcock (1938)

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Avant le festival de Dinard et sur les rails de notre thématique Le train au cinéma.

Séance programmée pour les 2ndes, les 1ières et les Terminales Facultatives.

Au cinéma le Club Jeudi 2 octobre à 18h.

Durée : 96 minutes

05 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

To Be or not to be de Ernst Lubitsch 1942

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Séance Obligatoire pour les Terminales L Spécialité: Film au programme du Bac.

Mardi 23 septembre à 18h au cinéma Le Club.

L’adresse du mur de recherche des Terminales L Spécialité CAV:

http://fr.padlet.com/fbcav/93u1srdxiwmz

 

 

 

 

 

 

05 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Carnet de naufrage de Claudine Bourbigot et Elisabeth Feytit

Anouk Aimee Bel ile

Carnet de naufrage (52 mn)

1934, une révolte éclate au pénitencier pour enfants de Belle-Île en mer ; si durement réprimée que l’opinion s’en émeut.
Jacques Prévert et Marcel Carné, en s’emparant de ce fait divers, ignorent que “ La fleur de l’âge ” deviendra l’une des fictions mythiques de l’histoire du cinéma.

Pour les internes le départ est prévu à 13h30, rendez-vous devant le portail du lycée pour une projection et une rencontre avec la réalisatrice Claudine Bourbigot ainsi qu’une visite de l’exposition Emile Savitry : un récit photographique de « La Fleur de l’âge ».

 

Présence obligatoire pour tous les élèves de l’option CAV. Fin de la rencontre prévue à 16h30.

Rendez-vous pour les externes et les demi-pensionnaires devant l’auditorium de la Médiathèque Georges Perros à 13h45 pour l’appel…

04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

CAA: C’est quoi « l’Art Séquentiel »?

1Séance du vendredi 12 septembre 2015

http://fr.padlet.com/fbcav/5rl8ef55r58s

Séance du vendredi 5 septembre 2015

Mur de recherche collaboratif sur l’Art séquentiel:

http://fr.padlet.com/wall/53q5n8ouvlj2

Mur de recherche collaboratif sur le métier d’auteur de Bande-Dessinée:

http://fr.padlet.com/fbcav/bnmwoy1tq3t4

Mur de recherche sur Manuele Fior:

http://fr.padlet.com/fbcav/3fbdedftam09

Une adaptation de la BD Cinq mille kilomètres par seconde en fiction sonore par les élèves des enseignements d’exploration du lycée Jean Marie Le Bris. Travail présenté à l’auteur à l’auditorium de la Médiathèque en Décembre 2014.

 

 

04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Padlets Synopsis Films Bac

Work in progress…

T Spé:

http://fr.padlet.com/fbcav/8rg4hagvlhx

T Fac:

http://fr.padlet.com/fbcav/asdlghu5ozzm

 

 

 

01 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Film de la rentrée 2014

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Mardi 9 septembre: Séance d’ouverture de la rentrée CAV, présence obligatoire pour tous.

Début de la séance à 18h00 au Cinéma Le Club. Les internes doivent attendre et partir avec un surveillant au moins 15 minutes avant la séance. Rendez vous devant la grille du lycée. Un appel sera effectué sur place.

La projection sera accompagnée de la présentation du programme et des temps forts de l’année pour les nouveaux élèves en Cinéma & Audiovisuel, la séance est ouverte aux parents et au public désireux de découvrir cette comédie réalisée par Thomas Cailley.

Critiques

Les Fiches du cinéma

« Les Combattants » est un modèle d’équilibre, entre rythme, humour et émotion, le tout ancré dans une réalité sociale qui se dessine en creux plutôt qu’en surimpression.

Libération

Révélation cannoise, le premier long métrage de Thomas Cailley se joue de la fin du monde avec humour et mélancolie.

Le Monde

Thomas Cailley a donc décidé de nous la jouer militaire, désir trouble sous le treillis, camouflage de l’identité sexuelle, parcours du combattant de l’amour. Le tout sur une partition électro du meilleur goût, et avec deux acteurs qui emportent haut la main un défi qu’on croirait emprunté tant à Howard Hawks qu’aux frères Larrieu.

Télérama
Surprenant de bout en bout, irrésistiblement drôle, Les Combattants aborde les choses graves — la destruction de l’homme par l’homme, l’ultra-indivualisme contemporain — avec un humour tendre et acide.
Les Inrocks
Dans la reconquête de la comédie française par ses forces vives, observée depuis deux ou trois ans (notamment dans les sections parallèles du Festival de Cannes), « Les Combattants » fait figure de tête de pont. Non pas l’éclaireur qui part seul en pointe, mais plutôt celui qui consolide une brèche, dans laquelle tous les autres vont, espérons-le, pouvoir s’engouffrer. (…) Débordant de désirs, « Les Combattants » s’affirme comme un phénoménal cri de rage, qui, à n’en pas douter, va porter loin et longtemps.

31 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le logo de l’option animé…

31 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

37e Festival de cinéma de Douarnenez: 22 au 30 août 2014

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Du 22 au 30 août 2014

http://www.festival-douarnenez.com/

15 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Etonnants voyageurs 2014

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Les élèves des enseignements d’exploration Littérature & Société et Création & activités Artistiques reçoivent l’un des six prix décernés aux carnets de bord dans le cadre d’un travail sur l’œuvre de l’auteur Brésilienne Patricia Melo.

http://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/j-m-le-bris-fin-d-annee-sous-les-projecteurs-14-06-2014-10212022.php

Quelques extraits audiovisuels de leur travail.

Le carnet de voyage Enfer peut-être consulté sur place au CDI d’ici la fin de l’année scolaire.

13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Séance des films Bac 2014

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04 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Festival Travelling Rio 2014

Le compte rendu du festival par Louise Fontaine en Terminale L Spécialité CAV

 

Compte rendu du festival Travelling de Rennes 2014

 

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Introduction  :

 

            Le festival Travelling, représentant chaque année depuis 1990 une ville différente, avait cette fois-ci choisi le thème de Rio. Étant en dernière année de lycée, ce festival avait un goût de «  dernière fois  », mais aussi, et surtout, il attisait ma curiosité. D’autant plus qu’il me donnait l’occasion de revisiter Rennes, ville dans laquelle je ne m’étais rendue qu’une seule fois (plutôt pratique, puisque mon premier vœu concernant mes études supérieures se trouve placé à Rennes). Le mois de février 2014 était donc très attendu, et ce,  depuis la seconde. Plus qu’un bracelet orange fluo dont l’écriture n’est qu’éphémère, ce festival nous a laissé de nouveaux films en tête et de nouvelles pistes pour le bac…

 

 

 

 

Analyse critique de L’étrange créature du lac noir, de Jack Arnold  .

           

 

 

            Sorti en 1954 et destiné à un visionnage tridimensionnel, ce film fantastique met en scène une équipe de paléontologues naviguant en plein cœur de l’Amazonie, dans le but de retrouver la totalité d’un squelette ayant appartenu à une espèce mi-homme, mi-poisson. Seulement, les membres de l’expédition vont très vite se rendre compte que cet ancêtre est toujours en vie, s’agitant dans les eaux du lagon, et dévorant les hommes désireux de s’aventurer un peu trop en avant sur son territoire…

            Si l’intention du réalisateur est avant tout de créer un climat de tension, de suspense, et de peur, le résultat n’est pas toujours là. On pourrait aisément penser que cela tient de l’âge avancé du film, qui a sans conteste subi les changements de tendances cinématographiques au cours des précédentes décennies. En effet, les progrès actuels que connaissent les effets spéciaux ont placé le spectateur d’aujourd’hui dans une optique de placer le faux au cœur du réel, de manière totalement discrète – dans le cinéma, du moins. C’est donc en partie pour cela qu’il semble difficile de croire en la véritable terreur que provoque le monstre, dont l’aptitude à se déplacer sous l’eau avec grâce et fluidité (ce qu’on est en droit d’attendre d’une créature marine) tient du néant. Cet échec au niveau de la vraisemblance, de la véracité, empêche en quelque sorte le spectateur moderne de se laisser porter par ce trucage. Il n’y voit que trop clairement le travail des costumiers mal abouti, et la gêne que ressent l’acteur à se mouvoir dans cet apparat grossier.

            De plus, de nombreuses scènes amènent le spectateur à se demander si le film n’est pas tombé dans le domaine de la parodie, si son but est toujours de dépeindre une histoire sérieuse. Effectivement, les cris et les gestes de l’actrice Julie Adams sont poussés à l’extrême, ils manquent de spontanéité (nous pouvons voir cet effet parodique sur l’affiche en elle-même). Leur chorégraphie et leur enchaînement semblent bien trop appris en amont, ce qui retire davantage de crédibilité. En outre, la romance entre les deux personnages principaux n’apporte aucun bénéfice au film, si ce n’est un caractère mielleux qui servira plus loin, lorsque la créature enlèvera Julia Adams et l’emmènera dans sa grotte, avant que son beau prince ne vienne la sauver du rocher sur lequel elle est allongée, très sereine (nous nous trouvons vraiment éloignés du milieu plausible et convaincant…).

            Pour en revenir au monstre, qui est tout de même le personnage clef, il semble évident que les gros plans sur son visage flasque et sans expression ne contribuent en rien au climat angoissant idéalement voulu par le réalisateur. Ils n’ont pour effet que de provoquer le rire du spectateur, qui revient d’ailleurs à de multiples reprises, et pas seulement lors de plans sur son visage. En effet, les tous premiers plans sur sa nageoire qui cherche à s’agripper à un personnage sont déclencheurs d’un sourire qui en dit long sur la crédibilité de la créature…

            Cependant, le film possède quelques bons éléments. Car, bien que les effets spéciaux et les exagérations peu contrôlées gênent en premier lieu le spectateur, il faut rappeler que les déambulations sous l’eau sont réellement réussies. Le fait de suivre les plongeurs au travers de la faune et la flore sous-marine est plaisant, et la tri-dimension montre ici toute son utilité (utilité que l’on peut avoir du mal à saisir dans d’autres scènes). Les décors tropicaux terrestres bercent également le spectateur dans une atmosphère agréable, dans le sens où cet élément contrebalance le manque de crédibilité du monstre. Le film doit donc être vu sous l’angle d’un marché plus ou moins équitable entre le vrai qui fonctionne, et le faux qui le fait quelque peu battre de l’aile.

            Toutefois, si l’on replace le film dans son époque, les méthodes conçues pour les effets spéciaux paraissent plutôt réussies. Pour être tout à fait séduit, il semblerait qu’il faille accepter les imperfections qui surgissent avec les années et se laisser apprivoiser par l’esprit angoissant (et plutôt drôle, voire ridicule, comme vu plus haut) de ce film américain.

 

 

 

 

Analyse critique de Singularités d’une jeune fille blonde de Manoel de Oliveira.

 

 

            Réalisé en 2009, ce film portugais est une adaptation de la nouvelle Une singulière jeune fille blonde d’Eça de Queiroz. Il dépeint un univers romantique, dans lequel évolue le personnage principal, Macario. Celui-ci se met à raconter sa vie à une inconnue, dans le train, afin d’expliquer son départ de Lisbonne. Le film procède alors à de nombreux flash-backs pour permettre au spectateur de voir l’histoire qui est racontée à cette dame.

            D’ailleurs, le début de leur discussion est évocateur des techniques de Oliveira. En effet, aux premières paroles de Macario, la femme ne le regarde pas. Elle l’écoute, mais son regard est tourné vers le vide, comme si elle était aveugle. C’est seulement au moment où Macario va réellement entrer au cœur de l’histoire que la femme va le regarder. Elle lui donnera de l’importance, lui témoignera de la reconnaissance par le regard, lorsqu’il semblera apparaître comme une histoire qui prend vie.

            Il est peut-être ardu pour certains de se laisser porter par le cinéma d’Oliveira, notamment lors du tout premier plan du film (rappelons l’importance du premier et du dernier plan, qui resteront dans l’esprit du spectateur), qui nous montre pendant de longues minutes l’intérieur d’un train, dans lequel le contrôleur circule parmi les rangées et exécute son travail. Ce qui pourrait sembler si simple, ici, et dans l’ensemble du film d’Oliveira, ne l’est pas tout à fait. Il faut signaler que le réalisateur donne un soin tout particulier aux détails qui ponctuent la trame du film. Tout semble facile, évident. Mais l’ambiguïté demeure maître de l’histoire. Dans cette même scène du train, au premier abord, le spectateur n’y voit aucun intérêt. Mais la seconde interprétation, et la plus importante, est bel et bien que le cinéaste suggère que la vie est une représentation théâtrale. Tout se joue comme sur la scène, il y a les acteurs et les spectateurs. Il faut donc voir dans ce film, non pas une solution de facilité qui rendrait l’histoire bien trop fade, mais une profondeur digne de la plus grande attention.

            C’est dans ce même esprit que l’ingéniosité du cinéaste fait se questionner tout un chacun quant à l’issue du film. A-t-on quelques indices dissimulés tout au long du film, qui pourraient nous faire comprendre que Luisa est kleptomane  ? Très certainement. Mais pour les voir, un deuxième visionnage est indispensable. C’est là que réside toute la magie d’Oliveira. Prenons par exemple le fait que l’oncle ne veuille pas accepter le mariage de Macario avec cette jeune fille. Nous pouvons nous demander s’il a deviné, dès le début, que Luisa est une voleuse, et qu’il veut donc éviter à son neveu de se retrouver déçu. Toute l’ambiguïté est là, mais aussi dans l’optique que rien ne sera jamais résolu. Ce ne seront toujours que des suppositions, puisque aucune preuve tangible ne sera fournie au spectateur. Remarquons en outre que l’affiche dévoile une facette de la jeune femme. Tournée vers la gauche, elle ne semble pas prête à assumer l’engagement que constituerait le mariage  ; son visage coupé juste au dessus de la bouche insinue une certaine sensualité (rapport aux lèvres charnues, et à ses cheveux bouclés qui épousent la courbe de son cou) mais aussi une part de mensonge. On ne voit pas ses yeux, or c’est bien dans ceux-ci que l’on cherche à connaître la vérité. L’atmosphère mystérieuse est donc liée à la dissimulation, au secret, dans cette affiche.

            Nous avons brièvement évoqué l’univers romantique du cinéaste, plus haut. Mais il serait judicieux d’y revenir. En effet, dans ce film, toutes les caractéristiques du romantisme sont présentes. Macario tombe amoureux dès la première image qu’il a de Luisa, penchée à son balcon dans une posture qui rappelle celle des femmes courtisées  ; il se démène pour la séduire, gagner sa vie et un travail qui saurait le rendre digne de l’épouser  ; enfin, comme tout héros romantique, Macario possède des désillusions et des déceptions, c’est donc en ce sens qu’il quittera tragiquement et fatalement sa future femme à cause d’un simple détail. Détail qui accentue d’autant plus le parfum de romantisme malheureux qui émane du film. Si pour certains, hermétiques dès le début au style lent et travaillé de Oliveira, cette histoire d’amour apparaîtra sans saveur et peu passionnée  ; pour d’autres, le réalisateur réussit parfaitement à traduire les sentiments contrariés et contrastés d’un homme en proie à un amour fort, qui voudrait croire en ce coup de foudre.

            Rappelons également que la scène finale, qui se situe juste après la dispute publique du couple, résume à elle seule toute l’ambiguïté du film. Luisa, bouleversée par ce qui vient de se passer, s’assoit dans un fauteuil, les jambes légèrement écartées. Or, un même ressenti unanime chez les spectateurs, comme celui de la «  femme aveugle  », se produit. Sa position intrigue de par sa ressemblance à celle d’une femme en train d’accoucher. Comme à son habitude, Oliveira ne fait pas les choses sans en comprendre le sens, et cette scène tient tout son mysticisme dans le fait que Luisa pourrait être en train d’expier ses fautes, de faire sortir de ses entrailles le pécher qui vivait en elle jusqu’alors.

            Enfin, si les techniques cinématographiques et poétiques d’Oliveira recèlent des trésors pour les amateurs de septième art, il est évident que leur richesse poursuivra l’ascension du cinéaste, qui, malgré son âge plus qu’honorable, n’a pas fini d’apporter sa contribution au milieu artistique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Stage de Fernando Ganzo sur L’étrange affaire Angelica de Manoel de Oliveira.

 

 

            Le vendredi 28 février 2014.

            Voici ce que j’ai pu recueillir des informations données par Fernando Ganzo.

 

            Tout d’abord, l’univers de Manoel de Oliveira est foncièrement ambigu, et teinté de fantastique. Il cherche à montrer le faux, de façon ridicule, peu travaillée (comme pour le fantôme, et la résurrection dans L’étrange affaire Angelica), puisque ce n’est pas la réalité qui importe le plus, mais le sujet à traiter. Il travaille à l’ancienne, il ‘est intéressé par cette manière de faire, et non par les effets spéciaux et la vraissemblance. Mais il peut faire passer du faux pour du vrai, en mêlant le fantastique à la vérité.

 

 

Première image de résurrection

 

            De plus, tout semble tellement net et simple chez Oliveira, que ça en devient compliqué. C’est cette apparente légèreté qui cause l’ambiguïté. L’artifice du réalisateur, c’est de croire au cinéma, et de faire croire au cinéma. Il est la preuve que l’on peut se faire tromper par les films, qu’ils exercent eux-mêmes une sorte de magie. Oliveira fictionnalise également nos vies. Tout est maîtrisé, dans les moindres détails. Nous pouvons y voir plusieurs degrés de lecture (par exemple, dans Singularités d’une jeune fille blonde, Macario pourrait très bien mettre un récit sur pied, pour se décharger de sa culpabilité, s’il s’avérait que ce soit lui le voleur, et non Luisa).

            Il nous est donné à voir quelque chose, que le réalisateur choisit consciencieusement, mais le spectateur n’a pas la même place que le personnage. Il en sait forcément moins, et n’est capable de faire que des spéculations, non des affirmations.

            En outre, l’importance du son chez Oliveira est indéniable. C’est par ce biais sonore, que l’entrée dans un univers étrange peut réellement démarrer. Par exemple, le bruit de la vieille radio que Macario répare, au tout début du film. On peut noter ici un contraste évident entre la modernité de la voiture qui cherche un photographe et le fait que Macario s’intéresse à un objet totalement révolu. De même que sa chambre a un aspect très suranné, alors que le film se passe en 2010. C’est dans cet esprit que l’on peut faire un parallèle intéressant entre l’ampoule du film, et les projecteurs qui permettent de créer le film. En effet, le cadavre d’Angelica renaît avec la deuxième ampoule, plus forte, de la même façon que le film permet de ressusciter une époque révolue, avec des projecteurs. Il faut également souligner un jeu de mot, en lien avec l’histoire. Le jeu de mot réside dans le prénom même de la jeune fille, Angelica. Ce prénom, si on le décompose, est en quelque sorte formé de «  Ange  » et de «  Leica  », qui est une célèbre marque d’optiques. Or, le mysticisme développé autour de la jeune fille lui donne l’apparence d’un ange, capturé par l’objectif du photographe Macario.

            Par ailleurs, Oliveira insinue que l’on peut mourir d’un rêve. Il y a là une mise en valeur de la fiction, au détriment de la santé des personnages (avec la mort de Macario causée par cette puissante fascination pour Angelica).  

            De plus, tout est une affaire de point de vue. Par exemple, lors de la prise de la photo du corps d’Angelica, les personnages choisissent le côté où elle apparaît plutôt vivante. Le son et le point de vue jouent tous deux avec les époques anciennes. De cette façon, ce sont les jumelles d’Isaac (nul autre objet ne pourrait mieux illustrer le terme «  point de vue  ») qui lui permettent de découvrir les travailleurs dans les champs.

            Concernant certaines références qu’aurait pu avoir Oliveira, nous pouvons évoquer les tableaux de Goya, Maja vêtue et de Chagall, Au-dessus de la ville.

 

                                  

 

               Goya, 1800-1803                                                         Oliveira, 2010

 

 

 

 

 

            Ici, la ressemblance entre les deux femmes est évidente. Le tableau de Goya montre néanmoins une femme vivante, mais dans une posture similaire à Angelica.

 

 

                                

 

 

               Chagall, 1924

                                                                                                 Oliveira, 2010

 

 

 

 

            Le tableau de Chagall, quant à lui, met en scène la situation exacte du film, lorsque le rêve de Macario le fait s’envoler avec Angelica au-dessus de la ville, des champs et de l’eau. Notons tout de même que le film présente Angelica au-dessus de l’homme, tandis que l’inverse se produit dans le tableau.

            En outre, Oliveira a un certain talent pour dépeindre la solitude de ses personnages, notamment de Macario. Il procède très souvent par le cadrage, qui, si l’on est attentif, permet de mettre en scène des petites choses qui tiennent du détail. Il se passe toujours des événements et le cinéaste attire le regard vers des choses qui ne sont, habituellement, pas centrales dans les films (par exemple, la scène du chat et de l’oiseau).

            D’ailleurs, l’oiseau a une signification particulière dans le film. Effectivement, le bruit que l’on entend au réveil de Macario est un envol d’oiseau. Or, le petit oiseau de la logeuse meurt à un moment donné, avant ce rêve. A l’annonce de cette mort, nous voyons Isaac courir jusqu’au cimetière et crier le prénom d’Angelica. Comme si le photographe pensait que la mort de l’oiseau serait un moyen de ramener Angelica à la vie.

 

Macario devant le cimetière

 

 

            De plus, il faut rappeler qu’une scène est en marge de celles qui constituent la continuité du film  ; à savoir celle où Macario prend en photo la machine de travail dans les champs. Il est aussi obsédé par Angelica que par les agriculteurs (il rêve d’eux, également). Or, ces deux choses-là n’existent plus, elles appartiennent au passé. Leur point commun réside notamment dans le fait qu’Isaac a besoin de revoir les photos qu’il a prises d’eux, pour se prouver leur existence.

 

Macario prenant en photo la machine

Besoin perpétuel de regarder les photos

 

            Enfin, notons qu’Isaac tombe au seuil de la porte, entre l’univers nihiliste et celui où tout est possible. Il meurt entre les deux mondes qu’il fréquentait. De plus, Angelica reste toujours au balcon, et ce jusqu’à la fin. Elle restera éternellement dans le monde du rêve. Un paradoxe apparaît cependant, entre la mort d’Angelica et celle de Macario. En effet, en éclairant Angelica sur son lit de mort, il l’avait rendue vivante. Tandis qu’à la mort du photographe, on le recouvre d’un drap, comme si on lui supprimait son image.

 

            Le stage m’aura été précieux pour élucider certains mystères et quelques incompréhensions que m’ont causé ce film, que je n’ai pourtant pas eu de mal à apprécier.

 

 

Conclusion  :

           

            Mon état d’esprit par rapport à ce dernier festival est assez mitigé… J’ai été quelque peu déçue par l’ambiance de Travelling, qui est bien différente de celle du festival de Brest ou d’Angers. J’ai trouvé les festivaliers moins concernés par l’atmosphère chaleureuse que je connaissais auparavant. J’ai notamment remarqué qu’ils ne passaient jamais la bande annonce du festival, qui met pourtant les spectateurs «  dans le mouvement  ». Cependant, j’ai apprécié les films d’Oliveira, bien que les autres projections ne m’aient pas réellement passionnée. Il n’en reste pas moins que ce seront de bons souvenirs que d’avoir marché longuement dans les rues de Rennes et d’avoir passé des heures dans le cinéma Gaumont.

 

18 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Porte close: Les secondes CAV travaillent le genre fantastique.

Cliquez sur le lien Porte close pour découvrir le « Mur » des productions des élèves et votez pour celle que vous préférez:

Seconde 1/3

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement. 

Bastien arrive en tête avec 43% des votes.

Seconde 3/4

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.

Nolwenn arrive en tête avec 57% des votes.

 

 

14 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Regards croisés sur le Pays Basque Espagnol

Images épinglées en souvenir d’un beau projet…

13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Cheatin ou Les Amants électriques de Bill Plympton.

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Mardi 22 avril à 20h45 au Club.

Séance obligatoire pour les 1L spé & Fac. Pour clore le chapitre consacré à l’animation, le dernier film d’un maître du cinéma d’animation indépendant américain: Après Des Idiots et des anges, Les Amants électriques s’annonce fidèle au style graphique de l’auteur, très riche en métaphores visuelles et en métamorphoses graphiques en tout genres.

06 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais.

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Jeudi 17 avril à 18h00 au cinéma Le Club

Séance facultative pour tous.

Le dessinateur Blutch a illustré l’affiche du dernier film d’Alain Resnais, Aimer boire et chanter. C’est la troisième, et donc dernière, affiche que Blutch illustre pour le cinéaste après Les Herbes folles en 2009 et Vous N’avez encore rien vu en 2012. IL aura donc illustré les affiches des trois derniers films du réalisateur né à Vannes en 1922 et décédé le 1er mars 2014 à l’age de 91 ans.

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«Aimer, boire et chanter» Un dernier Resnais pour la route.

Article de Danièle Heymann pour Marianne.

La même troupe, le même univers tourbillonnant et le réveil des sentiments endormis. L’ultime film du cinéaste disparu est un véritable coup de force narratif et cinématographique.

Image de prévisualisation YouTube

On peut y voir un signe. L’affiche d’Aimer, boire et chanter, d’Alain Resnais, dessinée par Blutch, montre six personnages anxieux, serrés les uns contre les autres. Au-dessus d’eux plane un ange sans ailes en complet veston, comme une menace, ou une promesse.

Alain Resnais n’est plus là, mais son film, drôle et cruel, crépitant d’audaces formelles, tout vibrant de l’amour pour des acteurs fidèles, abat gaiement les frontières entre théâtre et cinéma, en adaptant pour la troisième fois une pièce d’Alan Aykbourn (après Smoking, No Smoking et Cœurs), et parle pour lui, parle de lui, de l’inaliénable liberté de son imaginaire. La campagne riante du Yorkshire, trois maisons un peu éloignées les unes des autres, dont on ne connaîtra que les façades, parfois simplement crayonnées, et les jardinets.

Mais chaque maison, où des toiles peintes remplacent les portes, reflète cependant, par de simples détails, le statut social de ses occupants. Trois couples. Heureux ? Malheureux ? Normaux. Ni jeunes, ni vieux. A leur mi-temps. Colin, brave médecin rural (Hippolyte Girardot), et sa tornade de femme, Kathryn (Sabine Azéma), qui boit des petits coups en douce. Ils font du théâtre amateur avec Tamara (Caroline Silhol), épouse trompée et cependant satisfaite de Jack (Michel Vuillermoz), homme d’affaires nanti.

Un peu à l’écart vit la blonde Monica (Sandrine Kiberlain, délicieuse recrue de la troupe Resnais), récemment appariée au fermier Simeon (André Dussollier). C’est alors qu’on apprend que George est atteint d’un cancer foudroyant et n’a sans doute plus que quelques semaines à vivre. Quel George? Le George de chacun et de chacune. Ami d’enfance, amant lointain, mari ancien, George est cher à tous, à toutes surtout !

 

Révélateur de rêves

Coup de force narratif foudroyant, on ne le verra jamais, mais son agonie programmée va provoquer une irrésistible pagaille affective collective ! George devient le catalyseur des conflits endormis, le révélateur des rêves inassouvis, le perturbateur magnifique d’existences provinciales assagies. George a décidé d’un voyage à Tenerife, son dernier voyage… On connaît des destinations plus grisantes, pas pour les trois femmes, qui se sentent pousser un voile d’infirmière.

Qui va-t-il y emmener ? Kathryn croit qu’elle est l’élue. Tout comme Tamara. Et Monica également. Embrasement de jalousies croisées, quiproquos en cascade, désarroi des hommes. Mais il ne s’agit pas d’un banal vaudeville, c’est bien plus fort, et bien plus beau : c’est bien à George, l’invisible à nos yeux, l’absent si présent, que l’on doit le réveil violent des sentiments, que nos trois couples assoupis vont se sentir à nouveau… vivants.

Il ne faut jamais raconter la fin. Mais, il y a un signe. Une très jeune fille en noir pose une carte postale sur une tombe. Cette carte représente un ange encore, il a des ailes cette fois, mais aussi une tête de mort. On entend alors la valse de Strauss donnant son titre au film : «Sachons aimer, boire et chanter/C’est notre raison d’exister…» A Alain Resnais, pour la vie.

 

Danièle Heymann

23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Au Bord du monde de Claus Drexel

Un petit mot de Sylvain Drexel aux élèves de l’option, avec la réponse qu’il adresse dans la marge à Mademoiselle « Z », élève en 1ière L Facultative: Sylvain Leser a utilisé un objectif Cook 14 mm pour filmer la nuit.A1

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Mardi 8 avril à 20h45 au cinéma Le Club.

Séance obligatoire pour tous.

Rencontre avec le grand photographe et chef opérateur du film Sylvain Leser après la projection.

 

Fin de la séance 23h maximum.

23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson

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Le dernier film de Wes Anderson!

 

Séance obligatoire pour les 1ière L Spé et les Term L Spé

Jeudi 03 avril à 18h00 au cinéma Le Club.

Durée: 1h40min.

24 février 2014 ~ 0 Commentaire

J’ai (très) mal au travail de Jean-Michel Carré

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Mercredi 19 mars Projection du film de Jean-Michel Carré suivi d’une rencontre avec le réalisateur à l’auditorium de la médiathèque:13h30-16h.

Obligatoire pour tous les élèves de l’option.

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24 février 2014 ~ 0 Commentaire

Exposition RETAKE

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Invitation Expo RETAKE

15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Le Festival Travelling Rio pour les Terminales L Spé CAV

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Du mercredi 26 au vendredi 28 février

Au programme du festival Travelling de la ville de Rennes édition 2014:

La projection des meilleurs films Bac 2013 des lycées CAV de Bretagne, le stage sur L’Etrange affaire Angelica de Manoel de Oliviera et une riche programmation de films autour de La cité de Dieu

La marraine du festival

Le Festival Travelling Rio pour les Terminales L Spé CAV dans 3. Projections & Festivals 1Maria_de_medeiros

MARIA DE MEDEIROS, en sa présence

Maria de Medeiros, actrice, réalisatrice et musicienne franco-portugaise a accepté le rôle de marraine de cette 25e édition de Travelling. Elle présentera son documentaire Les Yeux de Bacuri et donnera un concert au cours duquel elle interprétera son dernier album, Pássaros Eternose.
Maria de Medeiros a débuté au cinéma à 15 ans, dans Silvestre de João César Monteiro. Elle a ensuite étudié le théâtre à Paris puis travaillé au cinéma avec Chantal Akerman, Susanne Schiffman, Jean- Charles Tacchella, Philip Kaufman et Istvan Szabo. Pulp Fiction de Quentin Tarantino (Palme d’Or en 1994) la révèle au grand public international. Mais elle reste fidèle aux auteurs portugais, de Manoel de Oliveira à Teresa Villaverde, avec laquelle elle reçoit la Coppa Volpi de la meilleure actrice à Venise pour Deux frères, ma soeur. Maria de Medeiros a réalisé plusieurs films dont Capitaines d’Avril, sur la Révolution des œillets, sélectionné à Un Certain Regard en 2000.

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

Mercredi soir le retour de la 3D…

http://www.dailymotion.com/video/x3q25q

18 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le Vent se lève de Hayao Miyazaki

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Jeudi 13 février: Séance à 18h00 au Cinéma Le Club. Obligatoire pour les 1ières L Spé & Fac.

Durée: 2h06min.

 

18 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le Géant Egoïste de Clio Bernard

LE+GEANT+EGOISTE

Lundi 03 février: Philomena de Stephen Frears remplacé par Le Géant Egoïste de Clio Bernard. Obligatoire secondes CAV. Film primé au festival de Dinard édition 2013.

Un film que nous allons pouvoir mettre en parallèle avec Les Géants de Bouli Lanners, Mud de Jeff Nichols et La Nuit du chasseur réalisé par Charles Laughton en 1955, film matriciel des trois autres, que nous allons étudier en cours.

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Séance à 18h00 au cinéma Le Club.

Durée: 1h31.

 

 

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